Déjeuner avec Myanmar Green Network à la Green House

Aujourd’hui nous recevons chez nous les membres du Myanmar Green Network, un groupe d’intellectuels environnementalistes très actif, dont U Ohn, fondateur de FREDA, fait partie. Anciens hauts fonctionnaires, ingénieurs, universitaires, climatologues, ils sont chacun spécialiste des questions de l’énergie, des forêts, de l’agriculture, de l’eau, de la géologie et du climat…

Dr Tun Lwin, météorologue et consultant chez Myanmar Climate Change Watch, nous avance en quelques secondes les preuves alarmantes du changement climatique à l’œuvre en Birmanie : depuis 1978, la période des pluies a diminué de 40 jours, il n’y a plus d’orages de mousson depuis 2006 et les catastrophes naturelles – tornades et tremblements de terre, ont augmenté ; les prévisions du Hadley Center basé à Londres annoncent 5° de plus d’ici 50 ans, avec Rangoon la deuxième ville à disparaître avec la montée des eaux après Dacca au Bangladesh…

Devi Thant Cin, éditrice en chef du magazine environnemental « Aung Pin Lae », attire notre attention sur le scandale de la culture de bambou, ou plutôt de l’absence de culture de bambou : au Nord de la Birmanie, les paysans connaissent pas les enjeux économiques et environnementaux de la plantation de bambou. Ils ne valorisent pas assez leur culture et préfèrent vendre leurs semences aux Chinois. Replantées en Chine, ces semences apportent une richesse considérable dont les paysans birmans sont désormais privés car le bambou devient aujourd’hui de plus en plus rare, et cher !

Saw Mon Theint, surnommée Dimple, est spécialiste de limnologie (un nouveau mot pour le dictionnaire Green Lotus !). Elle nous éclaire sur les enjeux environnementaux auquel est confronté le lac Inle, point d’orgue de calme et beauté sur tous les parcours touristiques, mais de plus en plus menacé par un développement commercial et industriel effréné…

Enfin, Saw Moe Myint, ingénieur spécialiste de l’extraction des mines, nous apprend tous les dangers de l’exploitation du gaz et du cuivre. Il nous sensibilise en particulier aux problèmes qui demeurent après l’exploitation : une fois vidée de sa richesse, la mine est souvent laissée à l’abandon par la compagnie et représente alors un vrai danger pour la société et l’environnement.

Absorbé par tous ces débats, Green Lotus est à la fois éclairé par la connaissance de ces experts et renforcé par la confiance qu’ils ont en nous pour travailler ensemble au renforcement et à la coordination de tous les acteurs de ces sujets brûlants pour promouvoir les solutions les plus adaptées.