Birmanie : la victoire de la non-violence, un espoir pour l’Asie

Communiqué de presse, 1er avril 2012

Green Lotus – CREDDA se réjouit de l’élection comme députée d’Aung San Suu Kyi et de nombre de ses amis de la LND. Le parti démocratique a réussi à emporter ces sièges grâce à la soif de liberté et de démocratie du peuple birman, et malgré les dernières résistances et les fraudes des plus conservateurs du pouvoir militaire.

Cette victoire est avant tout celle de la stratégie de non-violence d’Aung San Suu Kyi (digne de Gandhi ou Mandela), faite de persévérance et de constance, mais aussi de réconciliation. Face à la dictature, la patience a payé.

Maintenant s’ouvre une nouvelle époque pour la Birmanie. Nous appelons le régime à reconnaître la victoire de la LND et d’Aung San Suu Kyi, et à les faire rentrer au gouvernement à des responsabilités leur permettant d’agir pour une société plus juste, moins corrompue, dans une Birmanie qui retrouve la paix et des droits humains fondamentaux, un pays qui protège sa nature et ses ressources.

Nous appelons aussi la France à renforcer sa pression sur le régime birman. Le soutien un peu tardif du gouvernement français à un processus de démocratisation encore fragile cache mal l’envie d’investissements économiques massifs, et ne saurait faire oublier les exactions de Total sur place, dernier grand groupe mondial à avoir contribué jusqu’au bout à permettre la survie d’une des pires dictatures du monde.

La France doit avant tout investir dans l’aide à la gouvernance, dans un pays qui a tout à apprendre en termes de vie démocratique, et attendre avant toute coopération économique…